Qui sommes nous
Notre histoire
À partir du début des années 2000 et à la suite de plusieurs expériences avec des populations en difficultés au travers du monde ou lors de ses propres expéditions, Christian Clot commence à se questionner sur les capacités humaines à faire face à de nouvelles situations complexes ou extrêmes.
Avec différents universités et organismes, il monte alors les premiers programmes de recherche sur la capacité humaine d’adaptation à des conditions extrêmes menées durant des expéditions de terrain.
Les premiers constats se font rapidement : il manque des méthodes et des outils de recherche pour mener des telles études. Le nombre d’équipes de recherche systématiques est très limité. Et surtout la notion de crise implique un principe de réactivité et de résilience à la suite d’événements, là où la question qui se pose est la capacité de faire évoluer certains comportements humains pour éviter ou se préparer à des situations, les vivres puis de pouvoir en revenir sans trauma majeur.
La question de cette capacité à modifier des comportements individuels, collectifs ou sociaux devient donc prégnante dans le questionnement de l’adaptation et des recherches de Christian. Il décide alors que son champ d’étude sera la capacité humaine d’adaptation, (passer d’un état A où on est adapté à une condition à un état B où on sera de nouveau adapté à une condition qui aura changé) et qui aura impliqué des transformations comportementales. (pour aller plus loin sur ce thème, voir dans « ressources » : « L’adaptation : c’est quoi ? »)
L’adaptation au cœur des recherches
Les premiers constats se font rapidement : il manque des méthodes et des outils de recherche pour mener des telles études. Le nombre d’équipes de recherche systématiques est très limité. Et surtout la notion de crise implique un principe de réactivité et de résilience à la suite d’événements, là où la question qui se pose est la capacité de faire évoluer certains comportements humains pour éviter ou se préparer à des situations, les vivres puis de pouvoir en revenir sans trauma majeur.
La question de cette capacité à modifier des comportements individuels, collectifs ou sociaux devient donc prégnante dans le questionnement de l’adaptation et des recherches de Christian. Il décide alors que son champ d’étude sera la capacité humaine d’adaptation, (passer d’un état A où on est adapté à une condition à un état B où on sera de nouveau adapté à une condition qui aura changé) et qui aura impliqué des transformations comportementales. (pour aller plus loin sur ce thème, voir dans « ressources » : « L’adaptation : c’est quoi ? »)
Des rencontres déterminantes pour le projet
Plusieurs rencontres vont être déterminantes pour mener à bien ce projet, des scientifiques ou des personnes ayant su mettre en place des solutions adaptatives. Mais plus particulièrement, deux rencontres vont donner une nouvelle dimension au projet.
Mélusine Mallender, exploratrice qui travaille plus spécifiquement sur les notions de liberté dans des pays où la liberté est limitée et dans lesquelles elle rencontre de nombreuses personnes ayant trouvé des ajustements adaptatifs face à cette coercition. Ensemble, ils mèneront plusieurs explorations, s’entraident sur leurs expéditions respectives, et montent le programme les Voix de la Liberté, mené par Mélusine, qui constitue encore aujourd’hui l’un des axes de l’institut.
Jérémy Roumian, expert en organisation et système organisationnel, qui gère alors la logistique de diverses expéditions et s’intéresse particulièrement aux principes humains d’organisation permettant un fonctionnement efficace dans les contexte de changement, dont il fera le sujet de sa thèse. Il commencera à gérer la logistique des expéditions de Christian pour rapidement se questionner ensemble sur les principes même de l’exploration et de son rôle dans le futur de l’humain et les principes d’adaptation.
Dès 2012 ils créent une première structure pour gérer des programmes d’expéditions et de recherche qui se transforme en 2014 en Human adaptability In Situ offrant une structure pour réunir chercheurs et explorateurs dans des programmes de recherche de plus en plus complets et complexes. Rejoint par le docteur Stéphane Bénard, le spécialiste de la communication Arnaud Chaigneau et le directeur des affaires publiques François Mattens, qui constituent le conseil d’administration, ils fondent la structure actuelle avec les mêmes objectifs : monter des programmes ambitieux de recherche sur l’humain en condition réelle de vie de façon pluridisciplinaire er intégrative et devenir une plateforme pour organismes et chercheurs.euses travaillant sur l’adaptation humaine.
Le principe du Human Adaptation Institute était né
Il a pris toute sa dimension en 2016 avec le projet de recherche 4×30 jours, les prémisses du programme Deep Climate.
Adaptation, de quoi parlons-nous
L’adaptation, c’est la capacité à retrouver un système en équilibre dans une condition nouvelle de vie. Elle est nécessaire dans l’ensemble des pans de la société humaine, aussi bien collectives qu’individuelles.
Elle implique des mécanismes de changements comportementaux permettant de s’ajuster aux nouvelles réalités auxquelles nous sommes confrontés.
Quel que soit le changement que nous voulons opérer ou que nous subissons, nous avons un besoin d’adaptation pour que nos nouveaux comportements correspondent aux nouvelles demandes Environnemental, écologique ou situationnel.
En ce sens, toute transformation implique une adaptation. Cela est vrai pour faire face à une situation en transformation ou déjà transformée, comme le changement climatique ou une nouvelle réalité économique ou politique. Mais aussi lorsque nous désirons transformer des modes de vie afin d’éviter un risque futur, ou de s’y préparer. En ce sens, le principe d’atténuation, qui demande avant tout de changer certains comportements, est bel et bien un principe adaptatif.
Nous travaillons ainsi sur l’ensemble des mécanismes adaptatifs, qu’ils soient individuels, collectifs ou systémiques, sur toutes les dimensions de l’adaptation, à savoir :
- Faire face à un changement déjà opéré
- Accompagner un changement en cours
- Changer un comportement pour se préparer à une situation future
Retrouvez nos travaux de recherche ici.
L'humain au cœur de l'adaptation
À l’heure actuelle, nous parlons encore trop souvent d’adaptation en rapport à des changements structurels, techniques ou financiers. Cela réduit d’autant les capacités à adapter nos structures, nos entreprises ou nos collectivités, puisque l’aspect humain est pratiquement systématiquement oublié. Pourtant, l’adaptation est avant tout humaine.
D’abord, parce que ce sont les humains qui initient et décident des changements adaptatifs nécessaires. Mais surtout parce que dans tous les cas, ce sont les humains qui en subiront les conséquences, ou qui devront adapter leurs comportements pour fonctionner dans les nouvelles conditions qui sont proposées. Il est donc toujours indispensable de considérer l’adaptation sous un aspect humain, et des capacités humaines à accepter et faire évoluer les comportements nécessaires pour que l’adaptation soit possible.
L’adaptation demande ainsi d’abord et avant tout que l’humain conçoive, comprenne et accepte un besoin pour ensuite mettre en place les transformations nécessaires.
Cette affirmation n’est pas idéologique. Elle est neurophysiologique, cognitive et systémique :
Neurophysiologique
Le cycle adaptatif (intérêt, apathie, épiphanie, reconstruction) est un processus cérébral incompressible
Cognitive
Sans acceptation, imaginaire, émerveillement, diversité cognitive, aucune solution - même parfaite techniquement - ne sera adoptée
Systémique
Toute atténuation nécessite une adaptation comportementale ; toute infrastructure dépend in fine de décisions humaines
Notre vision : construire l'avenir
Si les changements et les crises font partie de l’histoire mondiale et humaine depuis toujours, les bouleversements actuels sont uniques dans l’histoire humaine moderne :
En effet, pour la première fois de l’histoire connue, nous faisons face au même moment, aux trois changements structurels majeurs : environnement (changement climatique, pollution générale, chute de la biodiversité, …) ; technologiques (IA générative, Internet, robotisation, génétiques, …) ; sociaux (évolution démographique, citadinisassions, économies, guerres, replis sur soi, …)
À ceci s’ajoutent, bien entendu, nos propres changements en tant qu’organisme, ou qu’entreprise, ou en tant qu’individu.
Ces phénomènes structuraux simultanés qui s’entrecroises provoquent une accélération considérable en quantité et en ampleur des évolutions qui nous impactent. Un défi que nulle société n’a jamais eu à relever et qui nous imposent une véritable reconsidération de nos capacités adaptatives autant que de changer profondément nos paradigmes fonctionnels et cognitifs.
Croire que nous pourrons utiliser les mêmes méthodes, recettes que nous avons utilisées ces dernières décennies pour résoudre les problèmes actuels est une illusion. Les fatigues mentales, cognitives et physiques d’un grand nombre d’humains sur la planète, la difficulté à embrasser l’ensemble de la systémie des changements, les enjeux majeurs auxquels nous faisons face, demandent de nouvelles façons d’imaginer le futur et de nouvelles façons de le construire.
C’est là le défi que nous devons résoudre. Et c’est pour cela que l’institut mène à la fois des recherches de grande ampleur sur les capacités humaines à la transformation et aux évolutions adaptatives, mais aussi propose des solutions d’engagement, de transformation et d’accompagnement découlant directement de ces études et qui permettent aux collectivités et aux entreprises d’améliorer grandement leur parcours de transformation.
C’est le rôle que c’est assigné le Human Adaptation Institute :
Comprendre, former, agir !
*Pour en savoir plus sur ces bouleversements en cours et l’adaptation, voir les livres de Christian Clot « Les clefs de l’adaptation humaine, pour construire un futur possible » (Denoël 2024) et “Explorer Demain” (Robert Laffont, 2019)
Méthode : travailler In Situ
Nous sommes à ce jour le seul institut qui créent et mènent des expéditions de recherches à grandes échelles pour étudier in situ les aptitudes humaines d’adaptation sur plus de 9 domaines de recherches.
Si les travaux en laboratoire et en situation dirigée sont absolument indispensables pour comprendre certaines fonctions spécifiques, ils ne permettent jamais de comprendre l’ensemble des tenants et aboutissants auxquels sont confrontés des humains dans un contexte de transformation. Bien que plus difficile pour bien discriminer les facteurs en présence, les études in situ sur des populations déjà confrontées à des situations de transformation, ayant été confrontées à ces situations, ou des humains qui provoquent volontairement ces situations, sont donc indispensables pour compléter la compréhension des mécanismes adaptatifs humains.
Depuis quelques années, nous avons mené les plus grandes missions d’études des comportements humains à la fois sur les populations in-situ dans différents pays ou en créant des missions de recherche comme Deep Time, 40 jours hors du temps, ou Deep Climate, 3 x 40 jours dans trois climats différents.
Nous générons ainsi des plateformes de recherche en conditions réelles de vie qui permettent, à la fois au Human Adaptation Institute, mais aussi à des organismes de recherche partenaires, de mener de vastes programmes de recherche.