L’adaptation

Selon les disciplines scientifiques et les regards, la notion d’Adaptation n’a pas toujours la même signification. C’est un principe millénaire sous le prisme de l’évolution des espèces ou de quelques mois pour la plasticité cérébrale d’un enfant.

Cependant, plusieurs constats s’imposent aujourd’hui qui obligent à redéfinir la notion même d’adaptation.

  • Des changements systémiques de plus en plus rapides, nombreux et imprévisibles et avec un temps de plus en plus restreint pour agir et nous adapter.
  • Notre impact sur l’environnement et le peu d’actions entreprises pour le réduire.
  • L’augmentation des personnes en désadaptation profonde, avec l’accroissement des maladies résultantes.

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ADAPTATION ?

Pour nous l’adaptation répond au fait de ne plus être en mesure, pendant un temps plus ou moins long, d’apporter une réponse satisfaisante à la condition (contrainte) écologique dans laquelle nous évoluons. Durant ce moment, nous sommes en « condition extrême » (voir ci-dessous la définition).

Cette désadaptation peut résulter d’un changement écologique ou situationnel (exogène) ou d’un changement de regard ou de capacité (prisme) face à une situation (endogène), ou parfois des deux.

Apporter une réponse c’est :

  • D’une part, la stabilisation : être ou redevenir fonctionnel, dans la situation existante à un instant “t”: résilience, stratégie d’adaptation, évolution physio-cognitive…
  • D’autre part, la projection et « l’influence » : pouvoir se projeter et anticiper des décisions permettant de rendre la situation immédiate ou future plus fonctionnelle/adaptable. Par exemple, réduire notre impact environnemental pour préserver un cadre de vie possible dans le futur.
  • Mettre en œuvre : agir sur nous-mêmes, sur notre groupe collectif, sur les systèmes ou les structures pour concrétiser cette projection d’anticipation.

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UNE ADAPTATION NÉCESSAIRE DE NOS PARADIGMES HUMAINS

À l’heure actuelle, l’anticipation des futures conditions de vie est principalement envisagée sous le prisme d’adaptation structurelle ou technologique. La plupart des « plans Adaptation » sont basés sur des aménagements de territoire, de fourniture énergétique ou autre. Si ces principes sont importants, ils négligent trop souvent la nécessaire adaptation humaine à ces conditions futures autant que le nécessaire changement de paradigme pour réduire nos impacts autant qu’être prêt à faire face à ces conditions futures.

Chez Human Adaptation Institute, nous nous intéressons en premier lieu à cette adaptation humaine car rien ne pourra se faire sans ce premier prisme.

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LES PILIERS DE L’ADAPTATION HUMAINE

La notion d’Adaptation en tant que telle, comporte trois piliers indispensables et déterminants, dont la résultante permet d’être adaptée à de nouvelles conditions :

Réaction adaptative : d’une part « réaction adaptative » conscientisée par rapport à un évènement passé, pour être apte à agir de manière efficace et sereine dans la nouvelle situation présente, et ce à long terme. Cela inclut la résilience, l’acceptation situationnelle réelle (et non espérée ou rêvée) et la gestion du présent au travers de la décision et du libre arbitre.

Adaptation physio-cognitive : l’adaptation cognitive, épigénétique et physiologique aux nouvelles contraintes, dont une part majeure est inconsciente, mais sur lesquels nous avons cependant une influence. La stabilisation de ses constantes physiologiques et mentales, une chronobiologie normalisée et une fatigue globale peu importante.

Anticipation-projection : l’aptitude à projeter une ou plusieurs actions permettant, en fonction de la situation présente, d’influencer la situation future par la décision, la mise en œuvre d’actions et la réévaluation constante.

Lorsque l’ensemble de ces trois piliers est atteint, nous considérons l’individu adapté, prêt à faire face à de nouvelles conditions changeantes… et s’y réadapter.

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LA NOTION D’« EXTRÊME » :

Nous définissons la notion d’extrême comme un contexte, un moment, plus ou moins long, durant lequel une personne ou un groupe ne parvient plus à comprendre son environnement et condition de vie immédiats. Nous ressentons alors comme un brouillard, un malaise plus ou moins profond, l’impression de n’avoir aucune prise sur les éléments -qui nous apparaissent hostiles- et/ou sur nous-mêmes, et de n’être plus maître des évènements. Un peu comme dans une tempête.

Cela peut être le cas y compris lorsque la situation n’est plus active, comme lors d’une agression à un instant “t” qui crée un principe cognitif de méfiance.

Une personne qui perd un proche, qui ne se reconnait plus dans le monde présent, qui se sent en état d’agression dans son travail ou autre peut ainsi trouver ce contexte extrême et ainsi le ressentir jusqu’à tant qu’il/elle ait trouvé une solution adaptative.

Avec Human Adaptation Institute, nous travaillons dans des milieux environnementaux extrêmes, car ils sont les meilleurs « simulateurs » réels de ces contextes de vie.

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